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Chapter 5 - Le visage du serpent

Patricia Hale entra dans le salon en trombe, le maquillage coulant sur ses joues, sa robe en soie de la veille froissée et gâchée. Elle n'avait plus rien de la grande dame aristocratique qu'elle aimait jouer devant les caméras.

« Lena ! hurla-t-elle en se précipitant vers moi. Tu dois retirer ta plainte immédiatement ! Ton père est en garde à vue dans une cellule immonde ! Nos comptes sont bloqués ! Les huissiers sont à la maison ! Tu es en train de ruiner notre famille ! »

Je la regardai calmement, le visage bandé, sans manifester la moindre émotion.

« Notre famille ? répétai-je d'une voix glaciale. Quelle famille, Patricia ? Celle où le père écrase le visage de sa fille sur du marbre sous tes yeux ravis ? »

Patricia tressaillit, mais tenta aussitôt de jouer la carte de la manipulation affective. « Tu sais comment est ton père quand il a bu ! Il était tendu par les affaires ! Il ne voulait pas te faire mal ! Et moi... j'étais sous le choc, je ne savais pas quoi faire ! »

« Tu souriais, Patricia. Je t'ai vue. Tu souriais parce que tu adorais me voir humiliée. Tu as toujours haï le fait que grand-mère Éléonore m'ait choisie moi au lieu de toi. »

La mère indigne changea subitement de visage. Son expression larmoyante se transforma en une grimace de pure méchanceté. « Éléonore était une vieille folle ! Et toi tu n'es qu'une ingrate ! Sans nous, tu ne serais rien ! Daniel va se fatiguer de toi et de ton visage défiguré ! Tu penses qu'un homme comme lui veut d'une femme brisée ? »

Daniel s'avança alors, sa stature imposante dominant la pièce. Son regard était si sombre que Patricia fit involontairement un pas en arrière.

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« Sortez d'ici, Madame Hale, dit Daniel d'un ton calme mais terrifiant. Si vous remettez un jour les pieds sur cette propriété, je ferai ajouter des poursuites pour harcèlement et complicité de tentative de meurtre à votre dossier. Et croyez-moi, mes avocats ne manqueront pas de vous envoyer en cellule aux côtés de votre mari. »

Patricia serra ses poings, jeta un dernier regard plein de haine à mon visage plâtré et s'enfuit à toutes jambes. Le premier combat était gagné, mais la guerre ne faisait que commencer.

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