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Chapter 15 - Le Procès Pénal - Jour 1

Six mois après le sauvetage dramatique de Claire, le grand procès pénal de la famille Vance s'ouvrit enfin devant la Cour d'assises nationale. L'affaire avait captivé tout le pays, devenant le symbole de la lutte contre les violences faites aux femmes et la corruption financière.

Le palais de justice était entouré d'une foule immense de soutiens et de manifestants brandissant des pancartes : "Justice pour Claire", "Plus jamais le silence", "Prison ferme pour les bourreaux".

Dans le box des accusés encadré par des policiers armés, Evelyn Vance et son fils Grant faisaient peine à voir. Déchus de leur superbe, vêtus de tenues sombres et banales, ils évitaient soigneusement le regard du public et des jurés.

Le procureur général ouvrit les débats avec une réquisitoire d'une sévérité exemplaire.

— Mesdames et Messieurs les jurés, ce que vous allez entendre au cours de ce procès n'est pas une simple histoire de dispute familiale qui a mal tourné. C'est le récit glaçant d'une machination criminelle calculée sur des années, mêlant l'assassinat à petit feu d'une mère, la séquestration et les violences sauvages sur sa fille enceinte, et le détournement systématique de millions d'euros !

Le procureur se tourna vers Evelyn Vance, qui baissa la tête.

— Evelyn Vance a tué Hélène Mercer par poison pour voler sa société. Et quand sa fille Claire a grandi et menacé de découvrir le pot aux roses, elle a utilisé son propre fils comme un instrument de torture psychologique et physique pour détruire la victime !

Claire était assise au premier rang des parties civiles. À ses côtés, son père tenait dans ses bras un magnifique bébé de trois mois, enveloppé dans une couverture bleue. Le petit garçon, nommé Daniel en l'honneur de son grand-père, dormait paisiblement, totalement inconscient du drame qui se jouait dans la salle.

Le premier témoin appelé à la barre fut le médecin légiste national qui avait pratiqué la contre-expertise sur le corps d'Hélène Mercer.

— Docteur, quelles sont vos conclusions définitives ? demanda le juge président.

Le légiste s'ajusta à son micro.

— Les analyses toxicologiques poussées effectuées sur la dépouille de Mme Hélène Mercer révèlent une concentration mortelle de digitaline, associée à un inhibiteur cardiaque. Ces substances ont été administrées de manière répétée au cours des semaines précédant son décès. Il ne s'agit en aucun cas d'une mort naturelle. C'est un empoisonnement criminel incontestable.

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Un hoquet collectif s'éleva de la tribune du public. Dans le box, Evelyn se prit la tête dans les mains, comprenant que ses derniers espoirs d'échapper à la condamnation venaient de s'effondrer.

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