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Chapter 20 - Trahison au Sommet

Le lendemain matin, le Tribunal Fédéral de Genève était le théâtre d'une confrontation juridique d'une intensité rare. La salle des audiences solennelles, garnie de boiseries anciennes et éclairée par d'immenses lustres en cristal, accueillait les représentants des deux camps.

D'un côté se tenaient Maître Vance et les avocats mandatés en sous-main par le baron Von Berg, affichant une assurance arrogante. De l'autre côté, je me tenais entouré de Rebecca, de Maître Weber et de Claire.

En arrière-plan, dans la zone réservée au public, le baron Richard Von Berg lui-même avait fait le déplacement. Homme de soixante ans au visage d'albâtre, aux cheveux argentés impeccablement coiffés et au regard glacial, il m'observait avec un dédain à peine dissimulé.

Le juge suisse ouvrit la séance d'un ton neutre et rigoureux.

« Nous sommes réunis pour examiner la demande de suspension conservatoire des opérations de Valmont Capital formulée par la défense de Monsieur Charles De la Tour », déclara le président. « Maître Vance, vous avez la parole. »

Vance se leva d'un bond, lissant sa robe d'avocat. « Votre Honneur, mon client a été victime d'une spolitation arbitraire. Valmont Capital a violé la clause compromissoire suisse prévoyant une médiation obligatoire avant toute saisie. En conséquence, la saisie des actifs doit être annulée et tous les projets en cours, notamment ceux de leur soi-disant fondation, doivent être immédiatement gelés ! »

Un murmure parcourut l'assistance. Vance affichait un sourire de triomphe.

Le juge se turned vers notre table. « Maître Weber, qu'avez-vous à répondre ? »

Maître Weber se leva calmement. « Votre Honneur, nous versons au débat le document original du prêt syndiqué signé par Charles De la Tour il y a trois ans. Mais surtout, nous versons l'avenant numéro quatre signé deux ans plus tard. »

Vance fronça les sourcils, soudain déstabilisé. « Quel avenant ? Mon client n'a jamais mentionné d'avenant ! »

« L'avenant par lequel Monsieur De la Tour, recherchant désespérément des liquidités, a renoncé expressément à la clause de médiation suisse en échange d'une baisse de taux accordée par le créancier », expliqua Weber avec une précision mortelle. « Et cet avenant porte la signature manuscrite de Charles De la Tour, certifiée par un notaire genevois. »

Weber projeta le document certifié sur les écrans du tribunal. La signature de Charles y apparaissait en lettres capitales indiscutables.

Le baron Von Berg se redressa sur son siège, le visage soudain blême de colère. Il réalisa à cet instant que Charles De la Tour lui avait menti sur la solidité de son dossier pour obtenir son soutien financier.

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« En outre », enchaîna Rebecca en se levant à son tour, « nous apportons la preuve que le financement de cette procédure par le trust du Liechtenstein constitue une tentative d'ingérence frauduleuse visant à entraver un projet d'intérêt général. »

Le juge examina l'avenant pendant de longues minutes. Son verdict ne tarda pas.

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