Chapter 15 - Le Verdict

Après quatre longues heures de délibération, le timbre de la Cour d'assises retentit, annonçant le retour des jurés et des magistrats. L'assemblée se leva dans un silence solennel.
Julien et Évelyne furent ramenés dans le box. Julien tremblait violemment de tout son corps, tandis qu'Évelyne gardait les yeux fixés sur le sol, le visage ravagé par la peur.
Le Président de la Cour prit la parole et lut les réponses aux questions posées à la cour et aux jurés :
« Sur la culpabilité de Julien Vance : la Cour et le jury déclarent l'accusé coupable de violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou infirmité permanente avec préméditation, de tentative d'homicide et d'abus de biens sociaux qualifié. En répression, la Cour le condamne à une peine de dix-huit ans de réclusion criminelle, assortie d'une période de sûreté de dix ans, ainsi qu'à l'interdiction définitive de gérer toute entreprise commerciale. »
Un grand souffle parcourut la salle. Julien s'effondra sur son siège, la tête entre les mains, lâchant un gémissement d'animal blessé.
Le Président poursuivit :
« Sur la culpabilité d'Évelyne Vance : la Cour et le jury la déclarent coupable de complicité de détournement de fonds, extorsion, blanchiment d'argent en bande organisée et non-assistance à personne en danger. En répression, la Cour la condamne à une peine de quatorze ans de réclusion criminelle et ordonne la confiscation générale de l'ensemble de son patrimoine mobilier et immobilier au profit des parties civiles. »
Évelyne poussa un cri strident avant d'être contenue par les gendarmes qui la menottèrent immédiatement pour la reconduire vers les geôles du palais.
Marc Antoine se tourna vers moi, un large sourire soulagé éclairant son visage. « C'est une victoire totale, Clara. La justice a été rendue de la manière la plus éclatante qui soit. »
À la sortie du Palais de Justice, une foule impressionnante de journalistes et de citoyens s'était rassemblée. Des applaudissements spontanés accueillirent ma sortie sur le grand perron.
Adrien se tenait à mes côtés, me protégeant des bousculades avec une bienveillance attentive.
« Comment vous sentez-vous, Clara ? » me demanda-t-il doucement alors que nous montions à bord de notre voiture.
Je regardai le ciel parisien qui se dégageait enfin des nuages sombres, laissant percer un rayon de soleil doré.
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« Pour la première fois depuis dix ans, Adrien... je me sens libre. Respirer n'a plus l'odeur de la cendre. »
La voiture s'éloigna sur les quais de Seine. Le chapitre le plus sombre de ma vie se fermait définitivement, mais une nouvelle histoire, bâtie sur la vérité, la dignité et la reconstruction, commençait à s'écrire.