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Chapter 7 - L'Étreinte du Camouflage

Deux mois après l'agression, Adrian tenta une manœuvre désespérée. Profitant de mon hospitalisation, ses avocats déposèrent une demande d'expulsion de mon domicile personnel, prétendant que le bien immobilier appartenait à la communauté conjugale et que sa vente était nécessaire pour désintéresser ses créanciers.

Le jour de l'audience de référé, Adrian se présenta au tribunal arborant un air confiant, entouré de ses deux avocats de renom. Il s'attendait à ce que je sois représentée uniquement par le vieux Maître Hale.

Mais à la surprise générale, la porte de la salle d'audience s'ouvrit et j'entrai moi-même.

Je portais un manteau en laine sombre boutonné jusqu'au menton, le visage partiellement masqué par un foulard en soie. C'était ma première apparition publique depuis le drame. Les murmures envahirent la salle.

Adrian me fixa avec un mépris peine dissimulé, murmurant à son conseil :

— Regardez-la. Elle fait pitié. Le juge va trancher en notre faveur par simple bon sens économique.

Lorsque le juge prit la parole, l'avocat d'Adrian entama une tirade théâtrale :

— Votre Honneur, mon client est victime d'un blocage financier abusif de la part de son épouse instable. La survie de son entreprise et de ses cent salariés dépend de la vente immédiate de cette propriété !

Maître Hale se leva lentement, ajusta ses lunettes et posa un document officiel sur le bureau du greffier.

— Votre Honneur, voici l'acte de donation authentique rédigé par le notaire de famille il y a dix ans. Ce bien appartient en propre à Madame Elena Vance, à titre de bien propre inaliénable. M. Adrian Vance n'y possède aucun droit. De plus, nous déposons ce jour une plainte complémentaire pour tentative d'escroquerie au jugement.

Le juge parcourut le document avec attention avant de frapper du marteau.

— Demande de M. Vance rejetée. Ordonnance de protection immédiate accordée à Mme Vance. M. Vance est sommé de quitter les lieux sous quarante-huit heures.

En sortant de la salle, Adrian me rattrapa dans le couloir, le visage rouge de colère.

— Tu penses avoir gagné, Elena ? siffla-t-il entre ses dents. Tu n'es qu'une estropiée aigrie ! Tu vas finir seule, défigurée, et personne ne voudra jamais plus de toi !

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Je me tournai vers lui, retirai lentement mon foulard pour lui laisser voir la bordure des cicatrices qui remontaient le long de mon cou.

— Je préfère être défigurée à l'extérieur que pourrie à l'intérieur comme toi et ta mère, Adrian. Et le compte à rebours de ta ruine a déjà commencé.

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