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L Histoire de Sarah et Elias / Chapter 7 / 20

Chapter 7 - Le Mandat d'Arrêt

Le silence qui suivit l'annonce du flash spécial était glaçant. Sur l'écran géant, les images en boucle montraient le portrait d'Elias Vance flanqué des mots "RECHERCHÉ PAR LE FBI". Un présentateur à la voix grave expliquait qu'Arthur Miller avait déposé une plainte formelle au niveau fédéral, accusant Elias d'avoir manipulé Sarah Miller, d'avoir séquestré ses trois jeunes enfants sous la contrainte et d'avoir orchestré une tentative de rachat hostile illégal de Miller Global Finance.

Sarah resta pétrifiée, les yeux fixés sur le téléviseur. « C'est absurde ! C'est un tissu de mensonges monstrueux ! » s'écria-t-elle, folle de rage.

Elias, lui, ne montra aucune panique. Son visage resta impassible, presque glacial. Il attrapa son téléphone sécurisé et composa un numéro.

« Harrison », dit-il d'une voix calme. « Qui a signé le mandat ? »

La voix de l'avocat au bout du fil était altérée par l'inquiétude : « C'est le juge fédéral Vanderberg. Un homme de main d'Arthur Miller. Ils ont fait jouer tous leurs réseaux politiques. Le FBI est déjà en route vers votre domaine du New Hampshire, Elias. Vous avez moins de trente minutes avant que la propriété ne soit encerclée. »

« Bien », répondit froidement Elias. « Activez le protocole Ombre. Videz tous mes comptes de passage et préparez les véhicules discrets. »

Il raccrocha et se tourna vers Sarah. « Arthur joue son va-tout. Il sait que la clé USB est la seule chose qui peut l'envoyer en prison à vie. Il veut m'arrêter pour vous isoler à nouveau et récupérer les enfants sous tutelle d'État. »

« Qu'allons-nous faire ? » demanda Sarah, les larmes aux yeux. « Si vous êtes arrêté, tout est fini ! »

« Je ne serai pas arrêté », déclara Elias en attrapant un sac tactique sous le bureau. « Mais nous devons quitter cette propriété immédiatement. Nous n'irons pas au manoir Miller plus tard... nous y allons ce soir même, sous le couvert de cette tempête. Arthur pense que nous allons fuir le pays. Il n'imaginera jamais que nous marchons droit vers sa maison. »

En moins de dix minutes, les enfants furent réveillés en douceur et préparés. Robert conduisit une camionnette noire banalisée, évitant soigneusement les grands axes routiers surveillés par la police d'État. Sarah serrait ses trois enfants contre elle à l'arrière, priant silencieusement pour que cette nuit d'enfer prenne fin.

Deux heures plus tard, la camionnette s'arrêta dans une ruelle sombre et enneigée, à quelques centaines de mètres de l'imposant manoir des Miller. La gigantesque demeure en pierre bourgeoise se dressait dans la nuit comme une ombre menaçante. Des gardes armés patrouillaient le long des grilles d'enceinte.

« La sécurité a été doublée depuis votre départ, Sarah », chuchota Elias en observant la propriété à travers des jumelles à vision nocturne.

« Il y a une entrée de service par les anciennes cuisines dans les sous-sols », chuchota Sarah en retour. « Richard et moi l'utilisions quand les digicodes principaux étaient bloqués par le gel. Le capteur infrarouge de cette porte est défectueux depuis des années. »

Elias se tourna vers Robert. « Restez dans le véhicule avec les enfants. Ne bougez sous aucun prétexte. Si nous ne sommes pas de retour dans quarante-cinq minutes, vous appliquez les instructions de secours et emmenez la famille au Canada. »

Liam agrippa la manche d'Elias avant qu'il ne sorte. « Ne laissez rien arriver à maman, s'il vous plaît », chuchota le petit garçon, les yeux remplis d'une maturité précoce déchirante.

Elias posa une main ferme sur l'épaule de Liam. « Je te donne ma parole d'homme, Liam. Je ramènerai ta mère. »

Glissant silencieusement à travers la neige épaisse, Sarah et Elias réussirent à déjouer la vigilance de la première ronde de gardes. Sarah guida Elias vers la petite porte en fer forgé située à l'arrière des cuisines. Comme elle l'avait prédit, le système d'alarme secondaire était inactif. Elias utilisa un décodeur électronique de pointe pour déverrouiller la serrure en quelques secondes.

Ils s'infiltrèrent à l'intérieur du manoir. L'obscurité était presque totale. L'odeur familière de la demeure de son défunt mari donna des frissons à Sarah. Chaque pièce lui rappelait les moments heureux avec Richard, désormais souillés par la trahison de sa famille.

Ils montèrent silencieusement l'escalier de service pour atteindre le grand bureau d'Arthur Miller au premier étage. Arrivés devant la lourde porte en chêne massif, Elias crocheta le verrou en un clin d'œil.

La pièce était grandiose, tapissée de livres anciens et dominée par un gigantesque bureau en acajou. Derrière un tableau de maître représentant une scène de chasse, Sarah activa le mécanisme secret. Le tableau pivota, révélant un coffre-fort numérique encastré dans le mur.

« C'est ici », chuchota Sarah, la voix tremblante. « La combinaison est la date de naissance de la mère d'Arthur. Richard me l'avait confiée un jour de confidence. »

Elle tapa frénétiquement le code à six chiffres : 0-4-1-2-3-8.

Un bip vert retentit. La lourde porte en acier du coffre s'entrouvrit doucement.

Elias plongera ses mains à l'intérieur et en sortit un petit boîtier en métal noir contenant une clé USB cryptée identique à la sienne, ainsi qu'un carnet de notes manuscrit relié de cuir.

« Nous l'avons ! » s'enthousiasma Elias à voix basse.

Soudain, la lumière centrale du bureau s'alluma d'un coup sec, éblouissant Sarah et Elias.

« Comme c'est touchant... », déclara une voix glaciale et narquoise depuis le seuil de la porte.

Arthur Miller se tenait là, un verre de whisky à la main, accompagné de trois hommes de main armés de pistolets équipés de silencieux. À ses côtés se trouvait un homme au regard sadique et à la cicatrice imposante sur la joue : Victor Kross.

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« Vous êtes tombés droit dans le piège, Vance », dit Arthur Miller avec un sourire démonique. « Vous pensiez vraiment que je n'avais pas renforcé la surveillance du coffre ? »

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