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Chapter 12 - Piège sous les Projecteurs

La nouvelle de l'évasion spectaculaire de Doña Rebeca provoqua une onde de choc dans toute la ville. La matriarche déchue avait profité d'une complicité interne au sein de l'administration pénitentiaire pour simuler un malaise cardiaque et s'échapper à bord d'une ambulance piratée.

Au lieu de se terrer dans l'ombre, Rebeca, ivre de vengeance et refusant de perdre sa superbe, orchestra un dernier coup d'éclat machiavélique.

Trois jours après son évasion, alors que la police la recherchait activement sur tout le territoire national, le prestigieux gala annuel de la Fondation Alcázar se tenait au Grand Hôtel de San Pedro. Cet événement, retransmis en direct à la télévision locale et suivis par toute la haute société, devait initialement célébrer les réussites du groupe.

Valeria, désormais présidente légitime du conseil d'administration grâce aux titres retrouvés par Sebastián, avait décidé de maintenir la soirée. C'était l'occasion parfaite de réhabiliter le nom de sa famille et d'annoncer la création d'une fondation pour les femmes victimes de violences psychologiques et physiques.

Dans la grande salle de bal étincelante sous des lustres en cristal, plus de cinq cents invités en tenue de soirée sirotaient du champagne. Valeria portait une robe longue couleur émeraude qui soulignait sa grâce retrouvée, tandis que Sebastián, à ses côtés en smoking noir, veillait sur elle comme un garde du corps attentionné.

— Tu es magnifique, Valeria, murmura Sebastián en lui tendant une coupe de jus de fruits frais. Tu as retrouvé toute ta force.

— C'est grâce à toi et à Camille, répondit Valeria avec un doux sourire. Mais je ne peux me départir de ce sentiment d'inquiétude. Rebeca est toujours dans la nature.

— La police a renforcé la sécurité autour de la salle, la rassurer-il. Elle ne prendra jamais le risque de se montrer ici.

Pourtant, Sebastián sous-estimait l'orgueil démesuré de sa mère.

Vers vingt-deux heures, alors que Valeria s'avançait vers le pupitre pour prononcer son discours inaugural sous le crépitement des flashs des photographes, les lumières de la salle de bal s'éteignirent brusquement. Un murmure de surprise et d'inquiétude parcourut la foule.

Un projecteur unique s'alluma soudainement, ciblant la galerie supérieure du balcon VIP.

Debout au garde-corps, vêtue d'un fourreau noir étincelant et coiffée comme une reine, se tenait Doña Rebeca Alcázar. Elle tenait un micro à la main, relié au système de sonorisation général de l'hôtel.

— Bonsoir à tous, déclara la voix amplifiée de Rebeca, résonnant avec une clarté terrifiante dans le silence de plomb. Mes chers amis, vous êtes venus célébrer une imposture !

La foule laissa échapper des cris de stupeur. Les caméras de télévision braquèrent immédiatement leurs objectifs vers la matriarche en fuite.

— Cette femme qui se tient sur scène, Valeria Laurent, poursuivit Rebeca d'une voix venimeuse, n'est qu'une manipulatrice qui a séduit mon fils pour voler le patrimoine de notre famille ! Elle a fabriqué de fausses preuves pour m'envoyer en prison et étouffer la vérité !

Sebastián fit signe aux agents de sécurité de monter vers le balcon, mais Rebeca leva la main gauche, révélant un petit déclencheur électronique.

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— N'avancez pas ! rugit Rebeca. Ce bâtiment est piégé ! Si quelqu'un fait un pas vers moi, je fais sauter les générateurs du sous-sol ! Nous mourrons tous ensemble sous les décombres de l'empire Alcázar !

La panique s'empara immédiatement de la salle de bal. Les invités se mirent à hurler et à se précipiter vers les sorties de secours, créant un bousculade incontrôlable. Au milieu du chaos, Valeria resta debout sur la scène, fixant son ancienne tortionnaire avec un calme qui surprit tout le monde.

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