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Chapter 16 - La Chute du Faucon

Un mois s'était écoulé depuis la nuit du gala et le démantèlement du réseau corrompu des Alcázar. Le procès final de Doña Rebeca Alcázar et de son neveu Octavio s'ouvrit sous une couverture médiatique internationale sans précédent.

Dans la grande salle d'audience du Tribunal Supérieur de Justice, Rebeca apparaissait vieillie de dix ans. Vêtue de la tenue orange des détenus, privée de ses bijoux et de sa superbe d'antan, elle refusait toujours de croiser le regard de son fils ou de Valeria, assis au premier rang du public.

Le juge, après avoir entendu les témoignages accablants des médecins, des experts en toxicologie, de Mateo l'intendant et d'Hélène Laurent, rendit un jugement exemplaire.

— Doña Rebeca Alcázar, déclara le magistrat d'une voix solennelle, vous êtes reconnue coupable de tentative d'assassinat, empoisonnement méthodique, séquestration, falsification de documents officiels et escroquerie en bande organisée. Compte tenu de la gravité exceptionnelle de vos actes, le tribunal vous condamne à la peine maximale de trente-cinq ans de prison ferme sans possibilité de libération conditionnelle.

Un murmure d'approbation parcourut l'assistance. Rebeca resta pétrifiée sur son banc, la sentence tombant sur elle comme un couperet définitif.

— Quant à Octavio Alcázar, poursuivit le juge, vous êtes condamné à vingt-cinq ans de réclusion criminelle pour complicité, blanchiment d'argent et agression armée.

Alors que les gardes emmenaient les deux accusés vers les cellules de haute sécurité, Rebeca s'arrêta un instant devant Sebastián. Pour la toute première fois, des larmes de déchéance coulaient sur ses joues flétries.

— Sebastián… mon fils… supplia-t-elle d'une voix de crécelle. Tu ne peux pas me laisser mourir en prison… Je suis ta mère !

Sebastián la fixa avec une tristesse sereine, dépourvue de toute haine.

— Tu as donné la vie à mon corps, Rebeca, répondit-il doucement. Mais tu as essayé de détruire mon âme et celle de ma famille. Adieu, Rebeca. Que Dieu te pardonne, car moi, il me faudra encore du temps.

Rebeca fut emmenée, ses cris hystériques s'éteignant peu à peu dans les couloirs sombres du tribunal. La page la plus sombre de la ville de San Pedro venait d'être définitivement tournée.

À la sortie du palais de justice, une foule de journalistes attendait Valeria et Sebastián. Des dizaines de micros se tendirent vers la jeune femme.

— Madame Laurent ! cria un reporter. Quel est le premier acte que vous allez poser en tant que nouvelle présidente de la holding ?

Valeria prit la parole d'une voix ferme et assurée :

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— Le premier acte sera de faire don de cinquante pour cent des bénéfices du groupe à des œuvres caritatives d'aide aux femmes en difficulté et à la recherche contre les abus pharmaceutiques. L'empire des Alcázar n'existe plus. Aujourd'hui commence l'ère de la justice et de la reconstruction.

À ses côtés, Sebastián lui prit doucement la main sous l'œil bienveillant des photographes. Les réseaux sociaux et les médias du monde entier ne tardèrent pas à faire de cette déclaration le sujet le plus partagé de la journée, célébrant le triomphe incontestable de la vérité sur la tyrannie.

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