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Chapter 14 - Fuite et Trahison à San Pedro

L'arrestation définitive de Doña Rebeca en direct à la télévision nationale marqua la fin du règne de la terreur sur la dynastie Alcázar. Mais alors que la matriarche était emmenée menottée sous le crépitement incessant des flashs des journalistes, un dernier danger demeurait dans l'ombre : Octavio Alcázar.

Ayant réussi à obtenir une libération sous caution temporaire grâce à ses vices de procédure habituels, Octavio savait que l'effondrement de Rebeca signifierait sa propre perte définitive. Caché dans une villa de repli située sur la côte de San Pedro, l'avocat corrompu s'affairait frénétiquement à vider ses derniers comptes bancaires secrets.

— Je ne finirai pas ma vie en prison, répétait-il frénétiquement en empilant des liasses de billets de cent dollars dans un sac de voyage renforcé.

Son téléphone satellite sonna. C'était son passeur, un capitaine de yacht véreux chargé de le transporter vers un pays sans traité d'extradition avec le Mexique.

— Le bateau part dans quarante-cinq minutes de la marina privée, dit le passeur. Si vous n'êtes pas là, je pars sans vous.

— J'arrive ! répondit Octavio en attrapant son sac.

Mais en ouvrant la porte du garage de la villa, Octavio se retrouva nez à nez avec Sebastián. Le jeune homme se tenait là, les bras croisés, le regard dur comme l'acier. Derrière lui, la route était bloquée par deux lourdes camionnettes noires.

— Tu comptais partir sans dire au revoir, cousin ? demanda Sebastián d'une voix polaire.

Octavio recula d'un pas, sortant précipitamment un revolver de sa veste.

— Écarte-toi, Sebastián ! cria Octavio, la voix déformée par la panique. Tu as gagné, tu as la holding, tu as ta femme ! Laisse-moi partir ou je te plombe le cerveau !

— Tu as empoisonné ma femme, tu as essayé de voler mon fils et tu as aidé ma mère à assassiner mon père, répliqua Sebastián en avançant d'un pas lent et mesuré, ignorant totalement la menace du pistolet. Tu penses vraiment que je vais te laisser t'enfuir avec l'argent des employés ?

— Je te préviens, je tire ! hurla l'avocat aux abois.

Octavio pressa la détente, mais seul un déclic sec retentit. Le percuteur s'abattit dans le vide.

Sebastián esquissa un sourire froid.

— Tu as oublié que Mateo s'occupait de l'entretien de tes armes de collection à la villa. Il a retiré toutes les munitions hier soir.

Réalisant qu'il était piégé, Octavio jeta son arme inutile et se jeta sauvagement sur Sebastián. Les deux hommes roulèrent sur le sol en béton du garage dans une lutte au corps-à-corps brutale. Octavio essayait de planter ses ongles dans les yeux de son cousin, mais Sebastián, porté par une rage purificatrice, prit le dessus. Il lui asséna un coup de poing magistral à la mâchoire, l'étendant raide mort sur le sol.

Quelques secondes plus tard, les sirènes de la police fédérale retentirent dans la petite rue côtière. Les enquêteurs investirent le garage et passèrent les menottes à Octavio, qui gémissait de douleur sur le sol.

L'inspecteur principal s'approcha de Sebastián et lui serra la main avec respect.

— Excellent travail, Monsieur Alcázar. Grâce à vous, le réseau de blanchiment d'argent d'Octavio et de votre mère est totalement démantelé.

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Sebastián regarda son cousin être embarqué dans le panier à salade. Un sentiment d'apaisement profond l'envahit enfin. La gangrène qui rongeait son nom venait d'être définitivement extirpée.

Il remonta dans sa voiture et prit la direction de la demeure sécurisée où Valeria l'attendait. Il était temps de solder le passé et d'écrire le premier chapitre d'une nouvelle vie.

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