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Chapter 20 - Chantage et faux semblants

Après le verdict historique de la Cour d'Assises, la tempête judiciaire laissa enfin place au calme. Cependant, Margaret voulait s'assurer que les dommages financiers causés par les tentatives de détournement de fond soient entièrement compensés par la saisie des actifs personnels restants de la famille Vance.

Dans son bureau de la présidence, Émilie supervisait avec Maître Cho la vente aux enchères publiques des biens saisis chez Gloria et Evan : bijoux de luxe achetés frauduleusement, véhicules de prestige et œuvres d'art acquises avec l'argent détourné.

« La vente aux enchères d'aujourd'hui a rapporté plus de deux millions d'euros », annonça Maître Cho avec un grand sourire. « Ces fonds réintègrent immédiatement les caisses du Hartwell Family Trust et serviront à financer la nouvelle fondation créée par Émilie pour l'aide aux victimes de violences intrafamiliales. »

Margaret posa sa main sur l'épaule de sa fille. « Tu as transformé la douleur en une force de guérison pour les autres, Émilie. C'est la plus belle des victoires. »

Au même moment, dans le parloir de la prison pour femmes, Gloria Vance recevait la visite de son avocat. Elle espérait encore un recours en cassation miraculeux.

« Y a-t-il un espoir, Maître ? » demanda-t-elle avec une lueur d'angoisse dans les yeux.

L'avocat secoua lentement la tête. « Aucun, Madame Vance. La Cour de Cassation a rejeté votre pourvoi ce matin même. De plus, l'intégralité de vos biens personnels a été saisie pour rembourser les préjudices civils causés à la famille Hartwell. Vous devrez exécuter la totalité de votre peine de huit ans de prison ferme. »

Gloria s'effondra sur la table en bois du parloir, réalisant enfin l'ampleur de son désastre. Elle n'avait plus rien : ni argent, ni statut, ni liberté. Son arrogance déplacée s'était muée en un vide absolu.

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De son côté, Evan Vance, transféré dans un centre pénitencier de haute sécurité pour purger ses dix-huit années de réclusion, fut affecté aux travaux de nettoyage des ateliers de la prison. Celui qui exigeait autrefois d'être servi comme un roi à la table d'Émilie devait désormais passer ses journées à balayer les sols sous la surveillance stricte des gardiens.

L'ordre des choses était rétabli. La justice n'avait pas seulement puni les coupables : elle avait entièrement détruit les fondations de leur malveillance.

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