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L'Ombre d'Asterion / Chapter 5 / 20

Chapter 5 - Alliance dans l'Ombre

Loin de l’atmosphère feutrée d’Easton, dans la suite luxueuse d'un grand hôtel de Boston, Richard Winslow recevait un visiteur nocturne. L’homme portait un costume sur mesure d’une élégance austère et s’exprimait avec un léger accent de l’Europe de l’Est.

— Votre fils s’est donné en spectacle, Monsieur Winslow, dit l’inconnu en servant un verre de whisky. Et à cause de sa stupidité, ce gamin, Julian Cross, a contrecarré six mois de préparation minutieuse.

— Qui êtes-vous exactement ? demandât Richard Winslow, nerveux. Et pourquoi vous intéressez-vous à ce boursier insignifiant ?

— Ce « boursier insignifiant » est Asterion. Le seul esprit capable de détecter notre virus réseau. Mon organisation a investi des millions dans cette opération. Si nous ne neutralisons pas Cross, nos futurs projets seront compromis.

Richard Winslow plissa les yeux, sentant une opportunité d’effacer l’affront subi par son fils.

— Que proposez-vous ?

— Votre fils veut se venger. Donnez-lui les moyens de le faire. Nous lui fournirons les éléments nécessaires pour accuser Julian Cross de piratage criminel au sein même de l’université. Une fois Cross discrédité et arrêté par la police locale, nous nous chargerons de lui à l’abri des regards de la NSA.

Le lendemain soir, alors que Julian travaillait tard dans le laboratoire d’informatique du campus, une silhouette s’infiltra dans la salle des serveurs principaux d’Easton. À l'aide d'une clé USB cryoptée fournie par le mystérieux réseau de son père, Carter Winslow injecta un logiciel espion dans le réseau central de l’université, en faisant croire que l’attaque provenait directement de l'ordinateur portable de Julian.

Au même moment, Julian ressentit une étrange anomalie dans la connexion de sa session. Les lignes de code sur son écran commencèrent à défiler anormalement.

— Qu’est-ce que… murmura Julian.

Soudain, l’alarme incendie de la salle informatique se déclencha, hurlant dans tout le bâtiment. Les lumières rouges clignotèrent, aveuglantes.

Julian comprit immédiatement qu’il s’agissait d’un piège. Il tenta d’éteindre sa machine, mais les portes du laboratoire s’ouvrirent violemment. La sécurité du campus, accompagnée de deux policiers municipaux de Boston, s’engouffra dans la pièce, armes au poing.

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— Mains sur la tête ! Ne bougez plus ! cria l'un des policiers.

Derrière eux, dans le couloir sombre, Carter Winslow observait la scène avec un sourire carnassier. Le piège venait de se refermer sur Julian.

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