Chapter 7 - Contre-Attaque Technologique

Installé dans un appartement sécurisé de la NSA au cœur de Boston, Julian travailla sans relâche pendant toute la nuit. Avec l'aide des outils de haute pointe fournis par l'équipe d'Adrienne, il décortiqua le code malveillant qui avait servi à le faire accuser.
— J’ai trouvé, annonça Julian au petit matin, pointant du doigt une séquence d'octets dissimulée. L’auteur de cette charge utile a laissé une signature résiduelle. C’est un groupe cybercriminel international connu sous le nom de Sombra Sol.
— Sombra Sol est un syndicat de mercenaires informatiques opérant pour le compte de puissances étrangères, expliqua Adrienne, le visage grave. Si Richard Winslow fait affaire avec eux, cela dépasse la simple vengeance de fils de riche. C'est de la haute trahison.
— Carter est le maillon faible, répliqua Julian. Il est arrogant, imprudent et veut absolument me prouver qu'il est supérieur. Nous pouvons l'amener à commettre l'erreur de trop.
Julian conçut alors un programme leurre : un faux fichier crypté intitulé Project_Asterion_Source_Code, censé contenir le code source de tous ses travaux de sécurité. Il l’injecta discrètement sur le téléphone portable de Carter via une faille de proximité.
Pendant ce temps, persuadé d'avoir définitivement écarté Julian, Carter faisait la fête avec ses amis dans une discothèque privée du centre-ville. Lorsqu'il reçut une notification mystérieuse sur son téléphone indiquant qu'il venait d'intercepter les données personnelles de Julian, son ego prit le dessus.
Au lieu de prévenir les hommes de main de son père, Carter voulut ouvrir le fichier lui-même pour jubiler devant les trouvailles de sa victime.
En cliquant sur le lien, Carter déclencha l'activation de la caméra et du micro de son propre téléphone. En quelques secondes, Julian et l'équipe de la NSA eurent accès en direct aux conversations de Carter, capturant une discussion incriminante où il se vantait d'avoir piégé Julian avec l'aide des « amis russes » de son père.
— On le tient, déclara Adrienne avec un sourire satisfait.
— Pas encore tout à fait, corrigea Julian. Il faut remonter jusqu’au cerveau de l’opération.
Soudain, à travers le microphone du téléphone de Carter, une voix rauque retentit :
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— Idiot ! Tu as mordu à l'hameçon ! Le téléphone est compromis !
Un coup de feu retentit à travers le haut-parleur, suivi d'un cri de terreur de Carter. La communication coupa brutalement.