Chapter 11 - La Piège se Referme

Arthur s'est levé en sursaut, faisant basculer son verre de whisky qui s'est brisé sur le tapis précieux. « Elena ?! Comment es-tu entrée ici ? »
Le Courtier, d'un calme olympien, n'a même pas flanché. Il a simplement esquissé un sourire glacial. « Ah, la célèbre Capitaine Vale. Votre réputation de ténacité n'est pas surfaite. Mais vous êtes bien naïve de croire que vous pouvez venir seule dans mon sanctuaire. »
D'un mouvement rapide, Le Courtier a appuyé sur un bouton dissimulé sous la table. Instantanément, la porte d'accès derrière moi s'est refermée avec un cliquetis électronique blindé. Deux hommes de main armés sont sortis des tentures latérales, pointant leurs armes vers moi.
« Baissez votre arme, Capitaine », ordonna Le Courtier. « Ou mes hommes vous abattront avant même que votre équipe à l'extérieur ne comprenne ce qui se passe. »
« Mercier, donnez l'assaut ! » criai-je dans mon micro.
Seule de la friture a résonné dans mon oreillette.
« Inutile de crier », railla Le Courtier en désignant un boîtier noir sur la console. « Cette pièce est équipée d'un brouilleur de fréquences de qualité militaire. Personne ne vous entend. Vous êtes piégée. »
Arthur s'est avancé, un regard de mépris pur dans les yeux. « Tu as toujours été une gêne, Elena. Dès le jour où tu es née, tu ressemblais trop à ta mère Élisabeth. Intelligente, droite, insupportable ! J'aurais dû me débarrasser de toi il y a trois ans ! »
« Tu as assassiné ma mère, Arthur ! » hurlai-je en gardant mon arme fixée sur Le Courtier. « Tu l'as tuée avec la complicité de Clara ! »
Arthur lâcha un rire cruel. « Et alors ? Qui va le prouver ? Élisabeth était faible. Elle voulait donner la majorité des actions aux ouvriers et aux fondations ! C'était absurde ! Nous avons fait ce qu'il fallait pour garder le contrôle ! Et ce soir, tu vas rejoindre ta chère mère au fond du gouffre. »
« Pas si vite », dis-je en esquissant un léger sourire malgré la situation desperate.
« Qu'y a-t-il de drôle ? » s'étonna Le Courtier, intrigué par mon attitude.
« Vous avez oublié une chose », répondis-je. « Un bon capitaine ne compte jamais uniquement sur les fréquences radio ordinaires. »
Au même moment, une explosion retentissante a fait trembler les murs du salon VIP. La porte en acajou a volé en éclats sous l'impact d'une charge d'effraction lourde. Les hommes du GIGN de la police nationale, menés par Mercier, se sont engouffrés dans la pièce dans un nuage de fumée et de grenadage aveuglant.
« Police ! À terre ! À terre ! »
Dans la confusion totale, je me suis baissée, évitant le tir réflexe d'un des garde du corps, et j'ai riposté d'un tir précis dans la jambe du second. Le Courtier a tenté de s'enfuir par une issue secrète derrière une bibliothèque coulissante, mais je me suis jetée sur lui, le plaquant violemment au sol et lui passant les menottes aux poignets.
Arthur, terrifié, essayait de rampé sous les décombres pour s'échapper. Mercier lui a mis le pied sur le dos.
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« Le cauchemar est terminé, Arthur », dis-je en me redressant, le souffle court. « Vous êtes tous arrêtés. »
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