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Chapter 4 - Les Révélations de l'Hôpital

Les néons du couloir de l'hôpital central d'Ashford diffusaient une lumière blanche et crue. J'étais assise sur une chaise en plastique devant le bloc de réanimation depuis plus de quatre heures. Le docteur Laurent, un médecin légiste et urgentiste renommé, est enfin sorti de la chambre de mon grand-père en retirant son masque.

« Capitaine Vale », dit-il d'une voix grave. « Votre grand-père est stabilisé, mais son état est extrêmement préoccupant. Il souffre d'une dénutrition sévère, d'une déshydratation avancée et d'une infection pulmonaire causée par l'humidité de la remise. »

« Et les blessures sur son corps ? » demandai-je, les poings serrés dans mes poches.

Le docteur a soupiré lourdingue. « Ce sont des traces de contusions multiples, certaines datant de plusieurs mois. Il présente également des marques d'attaches aux poignets et aux chevilles. Mais le plus troublant, Elena... c'est ce que nous avons trouvé dans son sang. »

Mon cœur a raté un battement. « Du poison ? »

« Pas un poison immédiat », expliqua le docteur en me tendant un rapport préliminaire. « Des doses massives de sédatifs puissants et un neurotoxique expérimental qui altère la mémoire et provoque des symptômes similaires à la maladie d'Alzheimer. On lui injectait ce produit régulièrement pour le faire passer pour sénile auprès des médecins de famille. »

Une vague de pure haine m'a traversée. Ils n'avaient pas seulement enfermé mon grand-père : ils étaient en train de le tuer lentement, à petit feu, pour prendre le contrôle total de son empire financier, la Vale Corporation.

« Pouvez-vous prélever toutes les preuves biologiques et rédiger un rapport médical complet pour le juge d'instruction ? » demandai-je.

« C'est déjà fait », répondit le médecin. « Mais vous devriez faire attention, Elena. Pour administrer une telle substance, il fallait une prescription spéciale. Quelqu'un dans le corps médical d'Ashford est complice. »

Soudain, mon téléphone a vibré. C'était le lieutenant Mercier, resté au commissariat central.

« Capitaine, nous avons un problème », dit Mercier d'un ton pressé. « Le juge d'instruction local, le juge Vane, vient de débarquer au poste. Il exige la libération immédiate sous caution de vos parents et de votre frère. Il prétend que le mandat d'arrêt est caduc et que l'affaire relève d'un simple litige familial. »

Je me suis redressée, la mâchoire crispée. « Le juge Vane ? Il est en train de couvrir un crime odieux. Ne laissez sortir personne. J'arrive immédiatement. »

Je suis entrée dans la chambre de grand-père avant de partir. Il dormait sous masque à oxygène, relié à plusieurs perfusions. Je me suis penchée vers lui et j'ai chuchoté : « Je vais démanteler leur réseau, grand-père. Personne ne te fera plus jamais de mal. »

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En quittant l'hôpital, j'ai remarqué une berline noire aux vitres teintées stationnée à l'angle de la rue. Dès que mon véhicule s'est inséré dans la circulation, la berline a démarré et s'est mise à me suivre à distance. Les tentacules de cette conspiration dépassaient largement le cadre de ma propre famille.

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