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L Enfant des Cieux / Chapter 27 / 30

Chapter 27 - La grande cérémonie d'Oslo

La grande salle de banquet du Palais Royal d'Oslo était étincelante de mille feux. Des lustres en cristal de Bohem illuminaient les dorures des plafonds, les représentants diplomatiques de plus de cent cinquante nations, les membres des familles royales européennes et les plus grands scientifiques du monde entier. Tous étaient vêtus de tenues de gala d'une élégance somptueuse.

Au centre du premier rang se tenaient Isabelle Vernier, Sola, Elena et Marc.

Isabelle portait une robe du soir d'un bleu nuit souverain. Elle se tenait droite, majestueuse, resplendissante de beauté et de sérénité. Elena, vêtue d'une robe de soie verte cousue par les couturières d'Avelia, tenait fermement la main de son fils avec une fierté émouvante. Sola, dans un costume noir impeccablement taillé, incarnait la jeunesse et l'espoir d'une génération nouvelle.

Le Président du Comité Nobel s'avança vers le pupitre en or. Un silence sacré s'abattit sur l'assemblée internationale.

— Altesses, Excellences, Mesdames et Messieurs, commença le Président d'une voix solennelle. Cette année, le Prix Nobel de la Paix n'est pas décerné pour la signature d'un traité politique ou la résolution d'un conflit armé. Il est décerné pour la célébration de la plus grande force de l'univers : la transformation du cœur humain.

Des applaudissements chaleureux parcoururent la salle.

— Il y a quelques années, poursuivit le Président, nous avons vu une femme de pouvoir abandonner sa fortune illimitée pour sauver un village et protéger un enfant. Nous avons vu un village pauvre offrir l'asile et l'amour à ceux qui souffraient. Nous avons vu l'égoïsme se transformer en générosité absolue. Ce soir, nous honorons Isabelle Vernier et le jeune Sola d'Avelia !

La salle entière se leva d'un seul bond, déclenchant une ovation debout d'une puissance assourdissante qui dura plusieurs minutes. Les rois, les reines, les présidents et les savants applaudissaient à tout rompre, les larmes aux yeux face à la beauté de cette victoire de l'humanité.

Isabelle s'avança vers le pupitre sous les feux des projecteurs. Elle reçut la médaille d'or et le diplôme officiel du Prix Nobel.

Elle s'approcha du micro et fixa l'assemblée mondiale.

— Il y a douze ans, dit Isabelle d'une voix claire qui captiva des milliards de téléspectateurs, j'étais une femme paralysée, non pas seulement dans mon corps, mais dans mon âme. Je croyais que la puissance s'achetait avec de l'argent et se maintenait par la crainte. Un enfant de sept ans, assis dans la poussière d'un village misérable, m'a appris que la vraie liberté consiste à donner sans rien attendre en retour. Ce prix ne m'appartient pas. Il appartient à tous ceux qui, chaque jour, choisissent la compassion plutôt que la haine.

Elle se tourna vers Sola et lui fit signe de la rejoindre au pupitre.

Le jeune homme s'avança sous les acclamations. Il prit la parole à son tour, sa voix résonnant avec une clarté et une maturité qui impressionnèrent les plus grands dirigeants du monde.

— Ne cherchez pas les miracles dans les cieux ou dans la magie, dit Sola en regardant directement la caméra. Le miracle est entre vos mains, chaque fois que vous étendez le bras pour relever celui qui est tombé. La Terre n'est pas un lieu de condamnation : c'est le jardin où nous apprenons à devenir humains.

Une nouvelle tempête d'applaudissements ébranla le palais.

Mais alors que la cérémonie touchait à sa fin, un événement inattendu se produisit dans la salle. Un jeune diplomate étranger, terrassé par une crise cardiaque foudroyante, s'effondra au milieu de la foule, son visage devenant livide.

Les médecins du palais se précipitèrent, mais constatèrent après quelques secondes d'agonie que le cœur de l'homme avait cessé de battre.

— Il ne respire plus ! Il est trop tard ! cria l'un des médecins.

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Sola s'avança doucement à travers la foule qui s'écartait devant lui.

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