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Chapter 17 - Piégée dans les Alpes

La route de montagne serpentait à travers les sapins couverte de neige épaisse. Clara conduisait prudemment son tout-terrain noir pour rejoindre le chalet isolé hérité de sa tante, situé au sommet d'une colline surplombant la vallée.

À dix-neuf heures, la nuit était déjà complètement tombée et une tempête de neige s'était levée, réduisant la visibilité à quelques mètres seulement.

Clara garat son véhicule devant le chalet en bois massif, coupant le moteur. Le silence de la montagne n'était interrompu que par le sifflement du vent glacial dans les branches. Elle prit sa serviette de travail et déverrouilla la porte d'entrée.

À l'intérieur, l'air était fébril et froid. Clara alluma les lumières, ignorant que le réseau téléphonique de la vallée venait d'être coupé par la chute d'un pylône causée par la tempête... ou par une main humaine.

Elle se dirigea immédiatement vers le petit bureau au premier étage pour récupérer la boîte métallique contenant les actes originaux de sa tante.

Soudain, un craquement discret retentit au rez-de-chaussée.

Clara s'arrêta net, le cœur bondissant dans sa poitrine. Elle éteignit la lampe de bureau et resta immobile, écoutant attentivement.

Des pas lourds et mesurés résonnaient sur le parquet en bois de l'entrée.

— Clara... murmura une voix familière et terrifiante qui montait de l'escalier. Je savais que tu viendrais chercher les précieux papiers de ta chère tante.

Daniel apparut dans l'encadrement de la porte du bureau. Il était vêtu d'un manteau sombre, les yeux injectés de sang, tenant un pistolet automatique à la main. Un sourire démentif déformait son visage.

Clara recula lentement jusqu'à s'adosser au mur, gardant son sang-froid malgré la terreur qui la traversait.

— Daniel... comment m'as-tu trouvée ? demanda-t-elle pour gagner du temps.

— Ton téléphone est une vraie passoire quand on sait quel logiciel installer, ricana-t-il en s'avançant d'un pas. Tu pensais vraiment que tu allais me prendre mon entreprise, ma maison, mon honneur, et t'en tirer comme ça ?

— Cette entreprise n'a jamais été la tienne, Daniel, répondit Clara d'une voix étonnamment ferme. Et tu t'es honoré tout seul le jour où tu m'as frappée et où tu as volé tes propres ouvriers.

Daniel armât le chien de son pistolet avec un cliquetis sinistre.

— La tempête est terrible ce soir, Clara. Une fuite de gaz, une étincelle... Le chalet va brûler entièrement. On retrouvera ton corps calciné et tout le monde croira à un tragique accident domestique. Et sans toi, mes avocats feront annuler toutes tes plaintes.

— Tu es fou, Daniel. On saura que c'est toi.

— Personne ne le saura ! hurla-t-il en levant son arme vers sa poitrine. Je suis sous contrôle judiciaire en ville, mon oncle m'a fourni un alibi en béton pour toute la soirée !

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C'est alors que la lourde porte en bois du rez-de-chaussée fut violemment enfoncée avec un fracas assourdissant. Des voix d'hommes résonnèrent en bas, suivies du bruit précipité de pas montant l'escalier à toute vitesse.

Daniel se retourna, surpris et déstabilisé par cette intrusion imprévue.

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