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Chapter 17 - Le Coup de Grâce

Le Palais de Justice de Paris était pris d'assaut par les médias internationaux pour le premier jour du procès d'Adrian. Des dizaines de caméras de télévision alignées le long des marches de la Sainte-Chapelle traquaient chaque arrivée de témoin.

Je suis arrivée au bras de Julien et flanquée de maître Miriam Shaw. Je portais un ensemble tailleur blanc d'une sobriété royale, le visage serein et le regard altier.

Lorsque je suis entrée dans la grande salle d'audience aux boiseries sombres, un silence cérémonieux s'est installé. Dans le box des prévenus, entouré de trois policiers armés, Adrian s'est redressé. Il avait énormément maigri, son costume devenant trop large pour ses épaules voûtées.

Le président du tribunal frappa trois coups de marteau. « L'audience est ouverte. »

Pendant quatre heures, le procureur de la République égréna l'interminable liste des charges retenues contre l'accusé : abus de biens sociaux, faux et usage de faux, détournement de quatorze millions d'euros vers des paradis fiscaux, tentative de revente illégale de brevets classés confidentiels et violation de mesures d'éloignement.

L'avocat d'Adrian tenta une ultime ligne de défense axée sur la détresse psychologique et la prétendue vengeance d'une épouse jalouse.

« Maître », l'interrompit le président du tribunal d'un ton sec, « les enregistrements audios fournis par Madame Vale et les notes manuscrites scellées par le docteur Charles Valrose prouvent de façon irréfutable la préméditation des actes de votre client depuis plus de cinq ans. La cour n'a besoin d'aucune spéculation sentimentale. »

Appelée à la barre en tant que partie civile, je me suis avancée d'un pas ferme.

« Madame Valrose », me demanda le juge, « avez-vous une déclaration à faire à l'attention du tribunal ? »

Je me suis tournée vers le box des prévenus et j'ai posé mon regard sur Adrian. Il baissa les yeux, incapable de soutenir mon regard.

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« Monsieur le Président », dis-je d'une voix claire qui résonna dans toute la salle d'audience, « je ne suis pas venue ici pour réclamer une vengeance. La vengeance est un sentiment faible qui appartient aux personnes vaincues. Je suis venue récupérer le nom et la dignité de mon père. Adrian a pensé qu'en m'effaçant, il pouvait s'approprier le génie des autres. La justice est aujourd'hui là pour lui rappeler que le mensonge ne peut jamais remplacer le travail et la vérité. »

Des murmures d'approbation parcoururent les rangs du public. Julien me fixa avec une fierté immense. Le coup de grâce était porté. La défense d'Adrian s'effondra définitivement.

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