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Chapter 20 - L'effondrement de Judith

À quinze heures précises, la sonnerie du tribunal retentit, annonçant le retour de la cour. La salle d'audience se remplit à nouveau dans un silence quasi religieux.

La présidente Hélène Vautrin et ses paires reprirent leurs sièges. La magistrate ajusta ses documents et prit la parole d'une voix solennelle.

« Au nom du peuple français, le tribunal rend son jugement. »

Elle détailla longuement les motifs de la décision, insistant sur la gravité exceptionnelle des faits, la préméditation des violences et la lâcheté des actes commis au sein du foyer conjugal.

« En conséquence », déclara la présidente :

« Déclare Brandon Vale coupable de l'ensemble des chefs d'accusation retenus contre lui. Le condamne à une peine de dix-sept ans de réclusion criminelle ferme, assortie d'une période de sûreté de dix ans, avec interdiction définitive de séjour dans la région et interdiction absolue d'entrer en contact avec la victime. Ordonne son maintien immédiat en détention. »

Un murmure de satisfaction parcourut les bancs du public. Brandon resta figé, le regard vide, réalisant que sa jeune adulte allait se passer derrière les barreaux.

La présidente poursuivit :

« Déclare Judith Vale coupable de complicité de séquestration et de non-assistance à personne en danger. La condamne à une peine de quatre ans de prison, dont deux ans ferme, à exécuter sous le régime du mandat de dépôt immédiat. »

À l'énoncé de sa peine, Judith laissa échapper un cri étouffé et s'effondra évanouie sur le sol de la salle d'audience. Les gendarmes s'empressèrent de la relever pour l'escorter hors de la pièce.

« Concernant les réparations civiles », conclut la magistrate, « le tribunal condamne solidairement Brandon Vale et Judith Vale à verser la somme de deux millions d'euros à Mademoiselle Émilie Morel au titre du préjudice moral et physique, ainsi que la restitution intégrale des biens spoliés. »

La présidente frappa de son marteau, clôturant définitivement le procès.

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Dans la salle, des applaudissements discrets retentirent parmi les représentants des associations présentes. Émilie laissa couler quelques larmes de soulagement, serrant son père dans ses bras.

Justice venait d'être faite, pleinement et sans concession.

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