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Chapter 9 - La confrontation à la clinique

Pensant agir dans la plus grande discrétion, Brandon s'infiltra la nuit tombée dans la propriété de campagne de Marc. Le parc était plongé dans l'obscurité, seul le rez-de-chaussée de la grande demeure émettait une lumière tamisée.

Brandon tenait à la main une arme de poing non déclarée que Chloé lui avait fournie. Désespéré, acculé par les menaces de la pègre et la perspective de passer le reste de sa vie en prison, il n'avait plus rien à perdre.

Il s'approcha prudemment des baies vitrées de la terrasse. À l'intérieur, il aperçut la silhouette d'Émilie, assise dans un fauteuil, lisant un livre. Elle semblait seule.

Brandon éprouva un sentiment d'euphorie perverse. Il pensait avoir enfin retrouvé son ascendant sur elle. Il glissa la main sur la poignée de la baie vitrée qui, à sa grande surprise, n'était pas verrouillée.

Il se glissa silencieusement dans le salon, brandissant son arme.

« Bonsoir, Émilie », déclara-t-il d'une voix rauque.

Émilie sursauta, mais à la grande stupeur de Brandon, elle ne cria pas. Elle ne montra aucune panique. Elle se contenta de poser lentement son livre sur la table basse et de le regarder avec un mépris souverain.

« Qu'est-ce que tu fais ici, Brandon ? » demanda-t-elle calmement.

« Tu vas signer ces papiers ! » hurla-t-il en sortant les documents de sa veste. « Tu vas renoncer à toutes les poursuites et ordonner à ton père de débloquer mes comptes ! Sinon, je te jure que cette fois, tu n'en sortiras pas vivante ! »

« Tu es vraiment pitoyable », répondit Émilie sans vaciller. « Tu penses encore que tu peux m'effrayer ? Tu n'es qu'un lâche qui frappe les femmes parce qu'il est incapable de réussir sa propre vie. »

Furieux, Brandon s'avança pour la saisir par le col, brandissant son arme.

« Tais-toi ! Tais-toi ! Signe ! »

C'est alors que la lumière centrale du salon s'alluma d'un coup, inondant la pièce d'une clarté aveuglante.

Les portes latérales s'ouvrirent simultanément. Marc Morel entra, entouré de quatre agents de sécurité armés et vêtus de gilets pare-balles. Dans le même temps, la baie vitrée derrière Brandon fut bloquée par deux autres hommes.

« Pose cette arme, Brandon », ordonna Marc d'une voix calme mais impérieuse.

Brandon se retourna violemment, pointant follement son pistolet vers Marc. « Ne fais pas un pas de plus ! Je le jure, je tire ! Tu as détruit ma vie ! Tu as détruit ma famille ! »

« C'est toi qui as détruit ta vie le jour où tu as posé la main sur ma fille », répondit Marc en avançant lentement vers lui, sans la moindre crainte. « Tu te croyais fort face à une femme seule. Regarde-toi maintenant... Tu trembles comme une feuille. »

« Recule ! » hurla Brandon, les yeux exorbités.

« Cette maison est équipée de caméras haute définition avec enregistrement sonore en direct diffusé au poste de police central », continua Marc. « Chaque mot que tu as prononcé, chaque menace que tu as faite constitue une tentative d'extorsion armée et une violation de contrôle judiciaire. Tu viens de signer ta condamnation à vingt ans de réclusion criminelle. »

Des gyrophares rouges et bleus commencèrent à illuminer les grands arbres du parc. Le bruit des hélicoptères de la police résonna au-dessus de la propriété.

Brandon réalisa soudain l'immensité du piège dans lequel il s'était précipité. Il jeta un coup d'œil désespéré vers Émilie, puis vers Marc.

L'arme glissa de ses doigts tremblants et s'écrasa sur le tapis luxueux. Il s'effondra à genoux, éclatant en sanglots hystériques.

« Pardon... s'il vous plaît... pardon... » balbutia-t-il.

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Marc s'approcha de lui, le fixa de toute sa hauteur avec un dégoût profond.

« Il est trop tard pour les regrets, Brandon. »

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