Chapter 21 - Le procès de Marcus

Le matin du procès de Marcus Hale s'ouvrit sous un ciel gris et pluvieux devant la Cour d'Assises de Paris. La presse nationale s'était amassée sur les marches du Palais de Justice pour immortaliser l'arrivée des protagonistes de cette affaire retentissante.
Assise au premier rang de la salle d'audience aux côtés de mon avocat, Maître Solène Laurent, j'observai l'entrée du box des accusés. Marcus Hale apparut, encadré par deux gardes pénitentiaires. Il avait perdu beaucoup de poids, ses cheveux étaient ébouriffés, et ses yeux reflétaient la déchéance absolue d'un homme qui avait tout perdu.
À la barre des témoins, les preuves présentées par mes équipes et par les services d'inspection financière étaient accablantes. Des heures d'enregistrements audio, des milliers de documents piratés et des témoignages d'anciens employés prouvaient l'implication directe de Marcus dans la tentative d'extorsion et la falsification de bilans.
Lorsque le Président du Tribunal lui donna la parole pour sa dernière déclaration, Marcus se tourna vers moi, la voix tremblante d'émotion et de honte.
« Je n'ai aucune excuse », déclara Marcus devant la cour. « J'ai été aveuglé par l'ambition, par la jalousie envers ma sœur Nora, et par le désir fou de plaire à un père qui ne cherchait qu'à nous manipuler. J'ai commis des crimes graves et j'en accepte la punition. Je demande seulement pardon à Nora pour tout le mal que je lui ai fait. »
La sentence tomba deux heures plus tard : sept ans de réclusion criminelle pour Marcus Hale, assortis d'une interdiction définitive de gérer toute entreprise commerciale.
À la sortie de la salle d'audience, les journalistes se précipitèrent vers moi, tendant leurs microphones.
« Mlle Mercier ! Êtes-vous satisfaite du jugement ? Pensez-vous que justice a été faite ? »
Je m'arrêtai un instant devant les caméras, gardant une posture d'une dignité irréprochable.
« La justice a accompli son devoir », déclarai-je d'une voix posée. « Ce procès n'était pas une victoire personnelle, mais un rappel indispensable que la finance ne peut se construire sur le mensonge et l'oppression des autres. Aujourd'hui, une page sombre se tourne définitivement. »
Alors que les journalistes continuaient de crier leurs questions, Julian Vance s'approcha de moi avec un sourire chaleureux et m'ouvrit la portière de la voiture qui nous attendait.
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« Tout est terminé pour eux, Nora », dit Julian alors que la berline s'éloignait du Palais de Justice.
« Oui », répondis-je en observant la pluie glisser sur les vitres. « Le passé est enfin réglé. Il est temps de construire le futur. »