Chapter 23 - Le Sauvetage

Le toit du hangar commençait à céder sous la chaleur intense. Des poutres en bois enflammées s'écrasaient tout autour de nous dans un feu d'artifice d'étincelles mortelles.
Daniel attrapa le corps inconscient de Charles de Saint-Germain par les revers de sa veste pour le traîner vers la sortie. Malgré la monstruosité de cet homme, nous refusions de le laisser brûler vif.
« Viens, Elena ! Reste près de moi ! » crioit Daniel, utilisant son manteau trempé pour nous protéger des projections de braises.
Nous traversâmes le couloir de feu. Les souvenirs de mon traumatisme repassaient dans ma mémoire, mais cette fois, je n'étais pas seule. La main de Daniel enserrait la mienne avec une force inébranlable.
Au moment où nous franchissions le seuil de la grande porte métallique, une section entière du plafond s'effondra dans un fracas dantesque derrière nous, fermant définitivement l'accès au hangar.
Nous tombâmes sur l'herbe humide de l'extérieur, haletants, le visage couvert de suie, mais vivants et indemnes.
Au même instant, un convoi de véhicules de police et d'ambulances, sirènes hurlantes et gyrophares bleus balayant la nuit, fit irruption dans la cour de la zone industrielle. Le GIGN et l'inspecteur Duval sautèrent des camions.
Des médecins se précipitèrent vers nous avec des couvertures thermiques et des masques à oxygène.
Duval accourut, le visage décomposé par l'inquiétude, avant de pousser un soupir de soulagement immense en nous voyant debout.
« Bon Dieu, Monsieur Cross, Madame... Vous êtes des miracles vivants », dit Duval en regardant le hangar ravagé par le brasier.
Les policiers menottèrent Charles de Saint-Germain, qui reprenait doucement conscience, et l'embarquèrent sous stricte surveillance médicale.
Daniel m'enveloppa dans la couverture thermique, essuya délicatement la suie sur mes joues et déposa un baiser profond sur mon front.
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« C'est fini, Elena », chuchota-t-il, les yeux remplis de larmes de soulagement. « C'est définitivement fini. Plus personne ne nous fera jamais de mal. »
Je regardai les flammes monter dans le ciel nocturne. Cette fois-ci, le feu n'avait pas pris ma beauté ni mon avenir. Il avait brûlé le dernier chapitre de nos cauchemars.