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Chapter 7 - La Première Confrontation

Trois jours se sont écoulés depuis l'expulsion. Dans le motel insalubre de Newark, l'atmosphère est suffocante. L'odeur d'humidité et de tabac froid imprègne les draps. Ethan n'a pas pu se raser. Son costume autrefois impeccable est désormais froissé et taché.

Après avoir écumé les répertoires de tous ses soi-disant 'amis' de la haute société pour obtenir un prêt ou un hébergement, Ethan a essuyé un refus catégorique de chacun d'eux. La nouvelle de sa déchéance et des poursuites de la fiducie Mercer s'est répandue comme une traînée de poudre dans tout New York. Personne ne veut être associé à un fils accusé d'avoir maltraité sa mère.

— Je sais où elle se trouve, lance soudain Ethan en se levant du lit.

Vanessa, assise dans un fauteuil défoncé, relève la tête, les yeux cernés.

— De qui tu parles ?

— Ma mère. Elle ne peut être qu'au Penthouse de la Cinquième Avenue. C'est le seul endroit où elle se sent en sécurité. J'y vais. Elle va devoir m'écouter ! Elle ne peut pas laisser son propre fils crever dans la misère !

— Je viens avec toi, dit Vanessa en attrapant son sac. Elle doit lever les saisies sur nos comptes !

Deux heures plus tard, Ethan et Vanessa traversent le hall majestueux du gratte-ciel de la Cinquième Avenue. Mais avant même qu'ils ne puissent poser le pied dans l'ascenseur privé, deux vigiles imposants leur barrent la route.

— Monsieur Mercer, vous n'êtes pas autorisé à monter, dit le chef de la sécurité de l'immeuble.

— Laissez-moi passer ! hurle Ethan. C'est ma mère qui habite là-haut ! J'ai le droit de voir ma mère !

— Madame Mercer a déposé une ordonnance de protection d'urgence à votre encontre. Si vous faites un pas de plus, nous appelons la police municipale pour harcèlement et violation de périmètre.

À ce moment précis, les portes de l'ascenseur privé s'ouvrent au rez-de-chaussée. Éléonore en sort, drapée dans un manteau en cashmere noir d'une élégance absolue, escortée par Martin Hale et deux garde du corps.

— Maman ! crie Ethan en tentant de se libérer de la prise des vigiles. Maman, regarde-moi ! C'est Ethan ! S'il te plaît, arrêtons cette folie !

Éléonore s'arrête à quelques mètres de lui. Son visage est impassible, noble, distant. Elle le regarde comme s'il était un étranger croisé par hasard dans la rue.

— Maman, pardonne-moi pour l'autre soir ! s'égosille Ethan, au bord des larmes. J'étais énervé, je ne voulais pas te faire mal ! C'est Vanessa qui m'a monté la tête !

Vanessa écarquille les yeux, outrée par la trahison immédiate de son mari.

— Espèce de lâche ! lance-t-elle à Ethan.

Éléonore pose son regard glacé sur son fils.

— Tu m'as jetée à travers une porte vitrée, Ethan. Tu m'as laissé saigner sur la pierre en me disant de réapprendre ma place. Aujourd'hui, je suis exactement à ma place. Et toi, tu es à la tienne.

— Maman, je n'ai plus un centime ! Je dors dans un motel immonde ! Je n'ai même pas de quoi manger !

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— Tu devrais apprendre la valeur d'un repas, Ethan. C'est une excellente leçon d'humilité. Maître Hale, nous sommes en retard pour notre rendez-vous d'affaires.

Sans accorder un seul regard de plus à son fils suppliant, Éléonore traverse le hall et monte dans sa limousine, laissant Ethan effondré sur le marbre du hall, sous les regards méprisants des passants.

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