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Chapter 30 - Une Aube Nouveaux Sourires

Deux ans avaient passé depuis la nuit maudite de 3h07 du matin.

C'était une douce matinée d'été. Le soleil se levait à peine sur les hauteurs de la ville, teintant le ciel de nuances rosées et dorées. Les oiseaux chantaient dans les grands arbres du parc de la demeure Vaneau.

Je m'éveillai doucement dans le grand lit douillet de la chambre principale entièrement baignée de lumière. À mes côtés, Marc dormait paisiblement, son bras entourant doucement ma taille.

Je me levai sans faire de bruit, enfilai un peignoir en soie blanche et marchai vers le berceau en bois clair placé près de la grande fenêtre donnant sur le jardin.

Dans le berceau, un adorable petit garçon âgé de trois mois, prénommé Henri en hommage à son grand-père, s'éveillait doucement, agitait ses petites mains et me gratifiait d'un sourire émerveillé.

Je pris délicatement mon fils dans mes bras et le pressai contre mon cœur, humant le doux parfum de son enfance.

Je marchai vers le grand balcon du premier étage. La brise matinale caressait mon visage. Le paysage s'étendait à perte de vue : la ville moderne, les tours du groupe Vaneau Construction étincelant au loin sous le soleil, et les jardins verdoyants de notre demeure.

Mon téléphone portable posé sur la table de nuit afficha une notification silencieuse. C'était un message d'Elena me confirmant que le nouveau centre de secours pour femmes de Paris venait d'ouvrir ses portes ce matin même, prêt à accueillir cinquante familles.

Dans ma mémoire, une brève image repassa : celle de cette nuit glaciale où je m'étais enfuie pieds nus dans la neige, la lèvre en sang, pour échapper à la barbarie de Damien et Marlène. Aujourd'hui, Damien et sa mère croupissaient dans l'oubli et l'ombre des prisons, payant chaque jour pour leurs crimes, tandis que leur empire d'escroquerie avait été totalement effacé de la surface de la terre.

Mais ce souvenir ne provoquait plus aucune douleur, aucune amertume. Il n'était plus que la preuve indélébile de la victoire de la justice, de la résilience et de l'amour sur le mal.

Marc s'avança silencieusement derrière moi, posa ses mains sur mes épaules et embrassa doucement mon cou avant de regarder notre fils qui gazouillait joyeusement.

— À quoi penses-tu, mon amour ? me murmura Marc avec tendresse.

Je me tournai vers lui, embrassai ses lèvres et posai ma tête contre son épaule, mon fils blotti entre nous.

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— Je pense que la nuit a été longue, répondis-je avec un sourire rayonnant illuminé par les premiers rayons du soleil. Mais l'aube n'a jamais été aussi belle.

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