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Chapter 18 - Un Nouveau Départ sous le Soleil

Six mois s'étaient écoulés depuis la clôture définitive du procès. L'agitation médiatique s'était enfin apaisée, laissant place à une sérénité nouvelle et profondément méritée.

J'avais quitté Paris pour m'installer dans la propriété historique de la famille Hale, située sur les hauteurs de Saint-Jean-Cap-Ferrat, face à la mer Méditerranée. C'était un havre de paix entouré de pins parasols et de jardins d'oliviers centenaires, où le bruit des vagues remplaçait le tumulte de la ville.

Gabriel fêtait ses sept mois. C'était un enfant magnifique, éveillé et rieur, qui possédait mes yeux clairs et le sourire bienveillant de son grand-père.

Un après-midi ensoleillé, alors que je marchais pieds nus sur l'herbe tendre du jardin avec Gabriel dans mes bras, mon père vint me rejoindre, portant deux verres de limonade fraîche.

— Tu as l'air apaisée, Aurore, dit-il en m'embrassant doucement le haut de la tête.

— Je le suis, Papa. Pour la première fois depuis des années, je me sens à ma place. Sans masque, sans peur, sans mensonge.

— La fondation tourne merveilleusement bien, reprit mon père en s'asseyant sur le banc en pierre. Plus de deux mille femmes ont déjà été mises à l'abri et accompagnées cette année grâce à tes programmes. Tu as transformé ta souffrance en une force immense pour les autres.

Je regardai l'horizon bleu de la mer.

— C'est la seule façon de donner un sens à ce que j'ai traversé. Si mon histoire peut donner le courage à une seule femme de briser ses chaînes avant qu'il ne soit trop tard, alors rien n'aura été vains.

Au même moment, un jeune homme à l'allure sportive et au regard chaleureux s'avança dans le jardin, guidé par le majordome. C'était le docteur Gabriel Vane, le pédiatre chevronné qui suivait mon fils depuis sa naissance et qui était devenu un ami très proche de la famille au fil des mois.

— Bonjour Aurore, bonjour Monsieur Hale, dit le docteur avec un sourire radieux en m'offrant un bouquet de pivoines blanches.

— Gabriel ! s'exclama le petit bébé en agitant ses petits bras dès qu'il aperçut le médecin.

Nous riions tous ensemble de cette coïncidence de prénom qui nous avait tant rapprochés. Le docteur Vane était un homme d'une gentillesse rare, passionné par son métier, d'une simplicité et d'une intégrité morales qui contrastaient radicalement avec les hommes sombres que j'avais connus dans le monde des Blackwood.

Au fil des semaines, une complicité tendre et respectueuse s'était développée entre nous. Il reprenait doucement sa place dans ma vie, sans jamais rien forcer, apprivoisant mon cœur blessé avec une patience infinie.

— Je venais prendre des nouvelles du petit champion avant mon départ pour la conférence de pédiatrie à Nice, dit Gabriel Vane en prenant délicatement le bébé dans ses bras.

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— Il va à merveille, répondis-je en le regardant avec une tendresse renouvelée. Et sa mère aussi.

Mon père nous observa un instant avec un léger sourire complice avant de s'éloigner discrètement vers la maison, nous laissant profiter de la douceur du soleil couchant.

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