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Chapter 28 - L'Ombre S'Éteint

Sept ans après le procès historique, une brève dépêche de l'Agence France-Presse tomba sur les téléscripteurs des journaux nationaux.

"Ethan Blackwood, ancien homme d'affaires condamné en 2021 à vingt ans de réclusion criminelle pour violences aggravées et séquestration sur son épouse enceinte, est décédé la nuit dernière à l'infirmerie pénitencière des suites d'une longue maladie pulmonaire à l'âge de quarante-deux ans."

La nouvelle me parvint alors que je me trouvais dans mon bureau à Saint-Jean-Cap-Ferrat.

Je posai le communiqué sur ma table. Aucune haine, aucune rancœur, ni aucun triomphe ne traversèrent mon esprit. Seulement une tristesse calme pour ce gâchis humain. Ethan était né avec tous les privilèges matériels que la terre pouvait offrir, mais son orgueil, sa cruauté et son absence de repères moraux l'avaient conduit à une mort solitaire dans une cellule de prison, oublié de tous.

Sa mère Vivian s'était éteinte paisiblement trois ans plus tôt dans son centre de soins palliatifs, sans avoir jamais recouvré la mémoire. Julian purgeait toujours sa peine dans un établissement pénitencier du nord de la France, solitaire et déchu.

Je fermai le dossier des Blackwood dans mon ordinateur pour la toute dernière fois. La justice des hommes avait été faite, et la justice du destin avait accompli le reste.

Mon fils Gabriel, désormais âgé de sept ans, entra dans la pièce en courant, tenant un dessin coloré à la main.

— Maman ! Regarde ce que j'ai dessiné pour toi à l'école !

Je pris le dessin. Il représentait notre maison sur la colline, entourée de grands arbres, avec quatre personnages se tenant la main sous un grand soleil jaune : mon père, mon mari Gabriel, mon fils et moi-même.

— C'est magnifique, mon chéri, dis-je en l'embrassant tendrement sur les joues.

— Pourquoi tu as une petite larme dans l'œil, Maman ? demanda-t-il avec sa sensibilité habituelle.

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— Ce sont des larmes de bonheur, Gabriel. Parce que nous avons la plus belle famille du monde.

Il me fit un grand sourire et repartit jouer dans le jardin avec notre chien. Je rangeai le dessin précieusement dans mon tiroir. Les ombres du passé s'étaient définitivement dissoutes sous la clarté du présent.

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