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Chapter 5 - Révélations sous les Projecteurs

La déclaration de mon père fit l'effet d'une bombe au milieu du gala. Les journalistes présents commencèrent immédiatement à prendre des notes frénétiquement et les caméras de télévision braquèrent leurs objectifs vers le trio que nous formions.

Ethan senti le piège se refermer brutalement sur lui. Désespéré, il tenta de renverser la situation en faisant appel à la pitié et à la manipulation publique.

— C'est absurde ! cria-t-il en élevant la voix pour se faire entendre de la foule. Vous utilisez votre puissance financière pour interférer dans mon mariage ! Ma femme souffre de troubles psychologiques graves dus à sa grossesse ! Elle s'est enfuie hier soir dans un accès de démence ! Je ne faisais que la protéger !

Vivian s'avança à son tour, feignant les larmes.

— C'est la vérité ! Ava... Aurore est instable ! Nous avons des documents médicaux qui le prouvent ! Elle s'est blessée elle-même hier soir dans notre demeure !

Je ne pus m'empêcher de laisser échapper un petit rire froid. Je fis un signe discret de la main en direction de la régie technique du palais des congrès.

— Vraiment, Vivian ? dis-je. Vous voulez parler de ces faux rapports médicaux rédigés par un médecin corrompu que vous avez payé cinquante mille euros le mois dernier ?

Au même instant, les grands écrans géants suspendus au-dessus de la scène principale, qui affichaient habituellement le logo de la fondation Blackwood, s'éteignirent brusquement avant de se rallumer.

L'image de la vidéo de la veille au soir apparut en haute définition, nette et sans bavure.

On y voyait clairement le grand hall en marbre. On voyait Ethan brandissant la lanière de cuir, hurlant "Tu n'es rien sans moi !". On entendait distinctement la voix glaciale de Vivian ordonnant : "Attention Ethan, pas le visage, le gala de charité est demain". Et on me voyait au sol, protégeant désespérément mon ventre.

Un cri d'horreur et d'indignation secoua toute la salle. Plusieurs femmes portèrent les mains à leur bouche, choquées par la brutalité de la scène. Les flashs des appareils photo devinrent frénétiques, immortalisant le visage de terreur d'Ethan et la décomposition totale de Vivian.

— Coupez ça ! Coupez ça tout de suite ! hurlait Ethan en direction de la régie, le visage rouge de colère et de honte.

Mais personne ne bougea. Mon équipe d'informaticiens avait pris le contrôle complet du système de projection.

— Cette vidéo a déjà été transmise en direct au parquet de Paris, déclarai-je calmement au micro que l'un des organisateurs choqués venait de me tendre. Ethan Blackwood, pendant deux ans, vous m'avez crue seule, vulnérable et sans défense. Vous m'avez battue, insultée et séquestrée. Vous avez comploté avec votre mère pour me voler mon enfant et m'enfermer.

Je m'avançai vers lui, mon regard plongé dans le sien, désormais vidé de toute assurance.

— Mais vous avez commis une erreur fatale. Vous avez oublié que les ombres ne durent jamais éternellement. Ce soir, votre masque est tombé. Vous n'êtes plus un milliardaire intouchable. Vous êtes un criminel aux yeux du monde entier.

Deux inspecteurs de police en civil, accompagnés de quatre agents en uniforme, s'avancèrent à travers la foule stupéfaite.

— Ethan Blackwood, Vivian Blackwood, déclara le commissaire d'une voix forte. Vous êtes en état d'arrestation pour violences volontaires aggravées sur femme enceinte, séquestration, tentative d'extorsion et falsification de documents médicaux. Vous avez le droit de garder le silence.

Les menottes en acier étincelèrent sous les projecteurs avant de se refermer sur les poignets d'Ethan et de Vivian. Les invités s'écartèrent avec dégoût pendant que la police les escortait vers la sortie sous le feu incessant des projecteurs des médias.

Pendant qu'il était entraîné vers la sortie, Ethan se retourna une dernière fois vers moi, le regard fou.

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— Ce n'est pas fini, Aurore ! Tu me le paieras ! Je jure que tu me le paieras !

Je restai immobile, entourée de mon père et des avocats, savourant cette première victoire. Mais au fond de moi, je savais qu'il avait raison sur un point : la guerre ne faisait que commencer.

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