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Chapter 19 - La Fuite Désespérée

À l'issue de la deuxième journée d'audience, le président du tribunal prononça la suspension des débats jusqu au lendemain matin pour le délibéré final. Cependant, conscient de la gravité extrême des charges et du risque imminent de condamnation lourde, le réseau de soutien clandestin de Nolan décida de tenter le tout pour le tout.

Pendant la nuit, profitant d'une complicité interne au sein du personnel de transfert de la prison, un commando armé attaqua le fourgon cellulaire qui transportait Nolan vers le centre pénitentiaire.

Deux gardes furent légèrement blessés dans l'assaut, et Nolan Mercer réussit à s'évader dans la nature sous le couvert d'un orage d'une violence extrême qui s'était abattu sur la région.

À quatre heures du matin, mon téléphone m'arracha au sommeil. C'était Gabriel Laurent, la voix haletante et couverte par le son des sirènes de police.

— Elena ! Nolan s'est évadé pendant son transfert !

Je bondis de mon lit, le sang glacé dans mes veines.

— Quoi ? Comment est-ce possible ?

— Une voiture bélier a percuté le fourgon. Il est en fuite et nous pensons qu'il cherche à quitter le pays depuis un aérodrome privé au nord de la ville. Mais Elena… les téléphones interceptés montrent qu'il veut passer chez toi avant de partir pour se venger !

— Je suis chez mon père, la maison est sous surveillance !

— Ne reste pas là-bas ! Nous envoyons une équipe de renément en urgence !

Mais il était déjà trop tard.

Un fracas de verre brisé retentit au rez-de-chaussée de la villa de mon père. L'électricité de la propriété fut soudainement coupée, plongeant toute la maison dans une obscurité totale et terrifiante.

Je sortis précipitamment de ma chambre et me précipitai vers celle de mon père. Il était déjà debout, son fusil de chasse à la main.

— Elena, reste derrière moi ! chuchota mon père en chargeant deux cartouches dans le canon.

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Soudain, la porte du couloir vole en éclats. Nolan apparut dans la pénombre, éclairé par les lueurs des éclairs qui traversaient les fenêtres. Il était vêtu d'un blouson trempé de pluie, le visage défiguré par une folie meurtrière incontrôlable, un pistolet automatique brandi dans sa main droite.

— Finissons-en ! hurla Nolan en tirant une première balle qui vint se loger dans le cadre en bois de la porte. Vous m'avez tout pris ! Ma fortune, ma famille, ma réputation ! Vous allez mourir tous les deux ce soir !

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