Chapter 20 - L'Interceptation à l'Aéroport

Mon père riposta immédiatement en tirant une cartouche de plomb en direction de la silhouette de Nolan. L'impact de la décharge pulvérisa la cloison en plâtre juste à côté de l'agresseur, le projeteur contre le mur sous la violence du souffle.
Nolan laissa échapper un cri de douleur et lâcha son arme dans l'obscurité du couloir. Pris de panique face à la riposte armée de mon père, il ne tenta pas de récupérer son pistolet. Il se retourna et s'enfuit en trébuchant le long de l'escalier principal pour rejoindre la berline noire qui l'attendait moteur tournant dans l'allée du jardin.
— Ne le laisse pas s'échapper ! criai-je à mon père.
Nous descendîmes précipitamment les marches. Au moment où nous atteignions le perron, la berline de Nolan démarra dans un crissement de pneus furieux, traçant une trajectoire folle à travers le portail en fer forgé qu'elle défonça dans un fracas métallique.
Au même instant, trois véhicules de police banalisés arrivèrent en sens inverse, leurs gyrophares bleus éclairant la nuit pluvieuse. Gabriel Laurent sauta de sa voiture le pistolet à la main.
— Il part vers l'aérodrome privé de Chavenay ! criai-je en désignant la direction prise par la berline.
— Montez avec moi ! ordonna Gabriel en ouvrant la portière passager de son véhicule d'intervention.
S'ensuivit une course-poursuite haletante et à haute vitesse sur l'autoroute détrempée par la pluie battante. Gabriel pilotait avec une maîtrise parfaite, évitant les obstacles tout en maintenant le contact radio avec les équipes d'intervention de la gendarmerie nationale.
Dix minutes plus tard, nous arrivâmes sur le tarmac de l'aérodrome de Chavenay. Un petit jet privé bimoteur tournait déjà ses turbines au fond de la piste, prêt à décoller de façon illégale.
La berline de Nolan s'était encastrée dans la grille de protection du tarmac. Nolan courait désespérément à pied sur le bitume glissant en direction de la passerelle de l'avion, sa mallette de billets de banque sous le bras.
Gabriel accéléra brutalement, coupant la trajectoire de l'évasif et immobilisant notre véhicule de travers à quelques mètres seulement de la passerelle.
Gabriel et moi sautâmes hors de la voiture.
— Immobilisez-vous, Mercer ! Sommation de la police ! hurla Gabriel en le tenant en joue.
Nolan s'arrêta net, haletant, le visage trempé de pluie et couvert de sueur. Il se retourna vers nous, les yeux fous.
— Je ne retournerai jamais en prison ! hla-t-il en cherchant une arme dans sa veste.
Mais avant qu'il ne puisse faire le moindre geste, deux tirailleurs d'élite du GIGN postés sur le toit du hangar d'aviation ajustèrent leurs visées laser rouges directement sur le torse de Nolan.
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— Lève les mains au-dessus de la tête ! ordonnai-je en m'avançant de deux pas sous la pluie. Le jeu est définitivement terminé, Nolan. Il n'y a plus d'avion, plus de refuge, plus de mensonges.
Nolan fixa les deux points rouges sur sa poitrine, puis me regarda. Il comprit que tout était fini. La mallette de billets lui glissa des mains et tomba dans une flaque d'eau. Il s'effondra à genoux sur le bitume mouillé, fondant en larmes de honte et d'impuissance sous la lumière crue des projecteurs de la police.